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Lors d’une intervention très attendue ce jeudi devant le Conseil de sécurité des Nations unies, le représentant des Nations unies pour la GSForceHaiti, Jack Christofides, a livré un message sans ambiguïté : la stratégie internationale en Haïti vise désormais à réduire significativement la capacité de nuisance des gangs armés, jusqu’à un seuil que les institutions nationales pourront gérer de manière durable. Cette déclaration intervient dans un contexte où l’insécurité atteint des niveaux critiques, notamment à Port-au-Prince, où de larges zones échappent encore au contrôle de l’État.
Le cœur du message de Christofides repose sur un objectif pragmatique. Il ne s’agit pas, dans l’immédiat, d’éliminer totalement les groupes armés — une tâche jugée irréaliste à court terme — mais plutôt de diminuer leur puissance opérationnelle. Cela signifie réduire leur capacité à contrôler des territoires, à mener des attaques coordonnées et à perturber les activités économiques et sociales.
Cette approche marque une évolution importante dans la réponse internationale. Elle reconnaît implicitement que la crise sécuritaire en Haïti est profondément enracinée, nourrie par des facteurs politiques, économiques et sociaux complexes. En conséquence, la priorité est de créer un équilibre où les forces nationales, notamment la Police nationale d’Haïti, puissent reprendre progressivement le dessus.
Au-delà de l’action sécuritaire, l’accent est clairement mis sur le renforcement des institutions locales. Le représentant onusien a insisté sur la nécessité de rendre ces institutions capables de gérer durablement la situation sans dépendre indéfiniment de l’appui international.
Cela implique plusieurs axes : la formation des forces de l’ordre, l’amélioration de la gouvernance, le renforcement du système judiciaire et la restauration de la confiance de la population. Sans ces éléments, toute victoire sécuritaire resterait fragile et temporaire.
La GSForceHaiti, qui soutient les efforts de stabilisation, opère dans un environnement particulièrement difficile. Les gangs haïtiens, souvent bien armés et structurés, ont démontré une capacité d’adaptation remarquable. Ils exploitent les failles institutionnelles et bénéficient parfois de réseaux de soutien locaux.
Dans ce contexte, l’intervention internationale est à la fois nécessaire et délicate. Elle doit éviter de se substituer à l’État haïtien tout en apportant un soutien concret et efficace. C’est un équilibre complexe, qui exige coordination, ressources et patience.
La crise sécuritaire a des conséquences dramatiques sur la population. Des milliers de familles ont été déplacées, les activités économiques sont paralysées dans plusieurs zones, et l’accès aux services de base reste fortement perturbé. À Port-au-Prince et dans d’autres régions, vivre au quotidien est devenu un défi permanent.
Dans ce contexte, l’objectif évoqué par Christofides prend une dimension encore plus urgente. Réduire la violence des gangs, c’est aussi permettre le retour progressif à une vie normale pour des millions d’Haïtiens.

La déclaration devant le Conseil de sécurité des Nations unies envoie un signal clair : la communauté internationale ne vise pas une solution rapide, mais une stabilisation progressive et durable. Cela suppose un engagement à long terme, tant de la part des partenaires internationaux que des autorités haïtiennes.
Le défi reste immense. Mais en fixant un objectif réaliste — affaiblir les gangs à un niveau gérable — les Nations unies cherchent à poser les bases d’une stratégie plus cohérente et potentiellement plus efficace. Reste à savoir si cette approche permettra enfin à Haïti de sortir du cycle de violence qui entrave son développement depuis des années.
Écrit par: admin
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