Information Nationale

 3 Aout 2017

 

Le stade olympique de Montréal, abri des réfugiés haïtiens au Canada

Des dizaines de lits de camp ont été installés mercredi au stade olympique de Montréal afin d'y loger en toute urgence des réfugiés haïtiens fuyant les Etats-Unis de crainte d'être expulsés.

 

Si de nombreux réfugiés sont arrivés au Canada depuis l'arrivée à la Maison blanche du président Donald Trump, leur nombre a subitement gonflé depuis un peu plus d'une semaine. Ses personnes sont majoritairement haïtiennes. 

Publié le 3 Aout 2017 / Source: Le Nouvelliste

 

 

"C'est une crise sérieuse", car "le système n'est pas dimensionné pour faire face à une telle demande d'immigration", a confié Jean-Pierre Fortin, président du Syndicat des douanes et de l'immigration.

"500 demandeurs d'asile ont traversé la frontière" sur la seule journée de mardi près du poste des douanes de Lacolle (sud du Québec) et, selon lui, 90% sont des Haïtiens.

La peur que leur Statut de protection temporaire (TPS) aux Etats-Unis soit révoqué, pousse les Haïtiens à franchir la frontière pour trouver refuge au Canada.

 

Ce TPS a été accordé à près de 60.000 Haïtiens après le séisme de 2010 et a été prolongé ce printemps de six mois par l'administration Trump, et devrait donc se terminer en fin d'année.

Le Québec et plus particulièrement Montréal abrite une des plus importantes communautés haïtiennes au monde. Avec la nouvelle politique migratoire américaine, le choix était vite fait pour ces Haïtiens en panique, a expliqué Guillaume André, directeur du centre communautaire multiethnique de Montréal-Nord.

Un premier bus est arrivé aux portes du stade olympique mercredi en milieu de journée. Environ 40 personnes, dont plusieurs enfants, en sont descendues avant de gagner sous bonne escorte l'intérieur du stade.

- 'Ville sanctuaire' -

La ville de Montréal a annoncé mercredi la sécurisation "de lieux d'hébergement bien organisés et convenablement équipés qui pourraient accueillir les demandeurs d'asile au cours des prochains mois, pour la période d'hébergement dont ils ont besoin avant de se trouver un logement".

Cette situation est "encore une conséquence de la politique d'immigration de Donald Trump", a déploré le maire Denis Coderre en rappelant que Montréal est depuis février "une ville sanctuaire" pour les clandestins.

Hébergés jusqu'ici dans des résidences universitaires, des centres d'accueil ou des hôtels, les demandeurs d'asile sont maintenant si nombreux que l'ouverture du stade olympique, avec toutes les facilités sanitaires, a été trouvée.

"C'est une solution temporaire (...) car il faut trouver des logements et des écoles pour les enfants" à l'approche de la rentrée, a indiqué à l'AFP Marjorie Villefranche, directrice générale de la Maison d'Haïti à Montréal.

La vague d'arrivées d'Haïtiens rappelle à Mme Villefranche les "10 à 12.000 personnes qui avaient traversé la frontière" sur deux ou trois ans au tout début des années 2000.

En dépit des signaux, les autorités n'ont pas pris la mesure de l'afflux des réfugiés et, après une première vague au cours de l'hiver, leur nombre s'est envolé.

Pour Denis Coderre, 2.500 réfugiés ont franchi en juillet la frontière terrestre au sud du Canada.

Le syndicat des douaniers avait "demandé l'embauche d'agents en novembre dès l'élection de Donald Trump" en prévision d'un afflux de réfugiés, a rappelé à l'AFP son président Jean-Pierre Fortin.

A Montréal, les nouveaux migrants peuvent compter sur la solidarité de la communauté haïtienne, véritable "famille élargie", selon Guillaume André. "Quand quelqu'un rentre, quand c'est un Haïtien, on n'a pas besoin de savoir si c'est un membre de la famille ou non, on va l'accueillir pour l'aider".

 

La Maison d'Haïti a collecté une quarantaine de poussettes, "mais en l'espace de deux semaines, tout est parti", a raconté Marjorie Villefranche car "les arrivants sont surtout des familles avec des enfants".

 

 

 

Le deuxième bilan de la Caravane du président Moise

 

 En moins d’un mois, le bureau de communication de Jovenel Moïse a présenté à la presse, le mercredi 2 août, le deuxième bilan de l’ensemble des activités.

Les opérateurs de la Caravane du changement font état du reprofilage de 17.8 kilomètres de route dans le Sud, 7 kilomètres dans les Nippes et 4.5 kilomètres dans la Grand ’Anse. Des travaux d’endiguement sur 200 millimètres (de niveau) sont réalisés également au niveau de la Ravine du Sud, ainsi que le colmatage de brèches de 170 millimètres dans la rivière de Baradères.

 


 

Les greffiers annoncent deux semaines de trêve

Suite à une réunion de travail réalisée par la commission de crise devant résoudre le problème lié aux revendications des greffiers, ces derniers, au cours d’un point de presse tenu ce mercredi 2 août dans la salle de conférence du ministère de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP), ont annoncé une trêve qui commence dès ce jeudi. Cette annonce intervient deux jours après la formation de cette commission de crise ayant des représentants du MJSP et du syndicat des greffiers.


Publié le 3 Aout 2017 / Source: Le Nouvelliste

Photo: Le Nouvelliste

 

En grève depuis le 3 juillet 2017, les greffiers vont reprendre du service pour une durée de deux semaines. Il s’agit, pour eux, d'une façon de tester la bonne foi et la bonne volonté des dirigeants. « Si, après ces deux semaines de trêve, nous constatons qu’aucune satisfaction n’a été donnée à nos revendications, nous reprendrons, dès lors, le bâton de pèlerinage pour une nouvelle période de grève », a fustigé Yves André Joseph, président du Syndicat des greffiers haïtiens (SYGH). « 2 semènn pa yon mwa. 2 semènn pa yon ane. Se veye nou pral veye », a-t-il poursuivi, histoire de mettre en garde les responsables du ministère de la Justice. 

Les greffiers se sont aussi faits le porte-voix des huissiers et commis-parquets qui subissent des « menaces » autant qu’eux, des commissaires de gouvernement, des doyens et des juges. Selon Yves André Joseph, ces derniers les provoquent en leur faisant croire qu’ils peuvent « procéder à leur transfert ou leur révocation ». Face aux menaces il leur a lancé un appel au calme. « N’ayez aucune inquiétude », a-t-il martelé. Une circulaire a été négociée pour être émise afin de corriger leurs écarts. 

Selon le procès-verbal de cette réunion lu par Me Jean Thomas Lans, président de l’Association nationale des greffiers haïtiens (ANAGH),  toutes les revendications ont été prises en considération, hormis « la demande de carte de débit et de bon d’achat [restée] en suspens ». En effet, en échange à cette trêve les représentants du MJSP ont signé ce document dans lequel ce ministère, de concert avec d’autres entités étatiques, travaillera à résoudre les problèmes des grévistes.

Ainsi, il y est dit que « le ministère de la Justice entreprendra des démarches auprès de celui des Finances pour aborder les problèmes des arriérés de salaire » et « s’engage à accorder [le] bénéfice de l’urgence au document relatif au statut des greffiers ». Concernant la formation initiale et continue « l’Ecole de la magistrature (EMA) planifiera sur la demande du ministère un programme ». L’OFATMA sera, quant à lui, responsable de « l’émission des cartes d’assurance » et fournira « un meilleur accueil à [leurs] bénéficiaires ».  Pour finir, le Parlement statuera sur « la revalorisation salariale ».

 

Il est à noter que durant la réunion de travail,  la commission a reçu la visite du président de la commission Justice du Sénat, Me Jean Rénel Sénatus, du ministre de la Justice, le magistrat Heidi Fortuné et du président de la fédération des barreaux, également bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Stanley Gaston.