Information Nationale

 23 Octobre 2017

 

Moreno : il est temps que l’opposition monte à bord de la caravane du changement

Le président de la BID, Luis Alberto Moreno, en conférence de presse conjointe avec le chef de l’État haïtien Jovenel Moïse, en marge d’une visite des réalisations de la caravane du changement dans le Sud, le vendredi 20 octobre, a estimé « qu’il est temps pour l’opposition de monter à bord de la caravane ». 

Publié le 23 Octobre 2017 / Source: Le Nouvelliste

 

 Photo: Le Nouvelliste

Pour Luis Alberto Moreno, les politiques peuvent avoir des différends mais pas sur les travaux faits dans les infrastructures routières, électriques et autres, réalisés au bénéfice de la population. « Ce qui compte, c’est de faire les choses pour le peuple haïtien… C’est la solution qui compte.  

 

Je veux vraiment que tout le monde pense à cela parce que je pense que la caravane en Haïti est en marche», a insisté le président de la BID, élogieux vis-à-vis du président Jovenel Moïse pour avoir récupéré et réparé des équipements abandonnés dans des coins, quand des officiels de gouvernements antérieurs ont cru qu’il valait mieux en acheter de nouveaux au lieu de réparer ceux qui étaient disponibles.

 

Le patron de la BID, Luis Alberto Moreno, emballé par la caravane, la volonté de fournir des services aux populations dans des départements pauvres du pays, a promis le soutien de la banque qu'il dirige. « La BID, pour les prochaines années, va donner des stéroïdes à la caravane », a annoncé le patron de la BID qui avait décidé de financer la caravane à hauteur de 10 millions de dollars. Sur les cinq prochaines années, la banque engagera 1 milliard de dollars américains en Haïti, a indiqué Luis Alberto Moreno qui, lors de cette conférence de presse, a regretté que le tronçon Cayes/Jérémie ait duré tout ce temps et coûté très cher, à cause, entre autres, de la topographie montagneuse que traverse cet ouvrage. Le président de la BID a annoncé, en présence de Manuel Estrella, que la compagnie Estrella allait se charger de la finition des travaux rapidement et à un prix correct.

 

Le président Jovenel Moïse s’est engagé à poursuivre dans la même voie afin de donner des services à la population. Il a indiqué qu’il se rendait en hélicoptère à les Irois avec le président de la BID pour visiter la première centrale fonctionnant avec quatre sources d’énergie, dont le vent et le soleil. Dans le département du Sud, Jovenel Moïse a fait visiter les travaux de profilage de berges sur la ravine du Sud. Il y a déjà un kilomètre de berges effectué pour protéger Camp-Perrin. L’usine d’asphalte a été visitée ainsi qu’une pépinière à 80 % installée qui sera capable de produire 4 500 000 plantules chaque année, a expliqué le président Jovenel Moïse.

 

Les relations entre la BID et l’État haïtien sont plus apaisées ces temps-ci. Le 17 décembre 2015, dans une lettre au ministre des TPTC, l’ex-responsable du dossier Haïti, Jose Augustin Aguire, avait informé le gouvernement haïtien qu’il allait devoir rembourser après « des manquements » observés lors de l’audit effectué sur la réalisation de la route entre l’entrée du parc industriel de Caracol et l’entrée du village de Caracol. Le coût total des travaux était de 800 000 dollars. Le ministère des TPTC devait les réaliser. Il a pourtant décidé de sous-traiter et de faire des locations d’équipements à Agri-Trans. L’audit avait indiqué notamment «l’absence de pièces originales conformes aux dépenses initialement prévues». Un cadre des TPTC au courant de ce dossier avait indiqué que tout était conforme.

 

Je veux vraiment que tout le monde pense à cela parce que je pense que la caravane en Haïti est en marche», a insisté le président de la BID, élogieux vis-à-vis du président Jovenel Moïse pour avoir récupéré et réparé des équipements abandonnés dans des coins, quand des officiels de gouvernements antérieurs ont cru qu’il valait mieux en acheter de nouveaux au lieu de réparer ceux qui étaient disponibles.

 

Le patron de la BID, Luis Alberto Moreno, emballé par la caravane, la volonté de fournir des services aux populations dans des départements pauvres du pays, a promis le soutien de la banque qu'il dirige. « La BID, pour les prochaines années, va donner des stéroïdes à la caravane », a annoncé le patron de la BID qui avait décidé de financer la caravane à hauteur de 10 millions de dollars. Sur les cinq prochaines années, la banque engagera 1 milliard de dollars américains en Haïti, a indiqué Luis Alberto Moreno qui, lors de cette conférence de presse, a regretté que le tronçon Cayes/Jérémie ait duré tout ce temps et coûté très cher, à cause, entre autres, de la topographie montagneuse que traverse cet ouvrage. Le président de la BID a annoncé, en présence de Manuel Estrella, que la compagnie Estrella allait se charger de la finition des travaux rapidement et à un prix correct.

 

Le président Jovenel Moïse s’est engagé à poursuivre dans la même voie afin de donner des services à la population. Il a indiqué qu’il se rendait en hélicoptère à les Irois avec le président de la BID pour visiter la première centrale fonctionnant avec quatre sources d’énergie, dont le vent et le soleil. Dans le département du Sud, Jovenel Moïse a fait visiter les travaux de profilage de berges sur la ravine du Sud. Il y a déjà un kilomètre de berges effectué pour protéger Camp-Perrin. L’usine d’asphalte a été visitée ainsi qu’une pépinière à 80 % installée qui sera capable de produire 4 500 000 plantules chaque année, a expliqué le président Jovenel Moïse.

 

Les relations entre la BID et l’État haïtien sont plus apaisées ces temps-ci. Le 17 décembre 2015, dans une lettre au ministre des TPTC, l’ex-responsable du dossier Haïti, Jose Augustin Aguire, avait informé le gouvernement haïtien qu’il allait devoir rembourser après « des manquements » observés lors de l’audit effectué sur la réalisation de la route entre l’entrée du parc industriel de Caracol et l’entrée du village de Caracol. Le coût total des travaux était de 800 000 dollars. Le ministère des TPTC devait les réaliser. Il a pourtant décidé de sous-traiter et de faire des locations d’équipements à Agri-Trans. L’audit avait indiqué notamment «l’absence de pièces originales conformes aux dépenses initialement prévues». Un cadre des TPTC au courant de ce dossier avait indiqué que tout était conforme.

 

 

Signature d’un accord de principe entre l’exécutif et le judiciaire

 

Le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), par le biais d’un communiqué de presse en date du 20 octobre, a annoncé la signature d’un accord de principe conclu entre le président du CSPJ, et le ministre de la Justice, Heidi Fortuné « lequel est dûment mandaté par délégation du Premier ministre aux fins de représenter unilatéralement le pouvoir exécutif ». Cette entente a pour but de répondre aux « principales revendications » faites par les magistrats assis.

A la suite d'une première tentative ratée le jeudi 5 octobre dernier où un protocole d’accord devrait être scellé entre les magistrats Jules Cantave et Heidi Fortuné, ainsi que le ministre de l’Économie et des Finances, Jude Alix Patrick Salomon, concernant les avantages sociaux à accorder aux juges, greffiers, commis-parquet et huissiers des différentes juridictions du pays, la conclusion de cet accord a bel et bien eu lieu.

Elle survient après « une longue séance de travail tenue la veille, au siège du conseil, entre les conseillers et le ministre de l’Économie et des Finances, Jude Alix Patrick Salomon, pour s’entendre définitivement sur les clauses de cet accord ». Avec cet accord de principe, l’horizon du système judiciaire s’éclaircit un peu. Depuis juillet dernier, la justice haïtienne, à travers les 18 juridictions du pays, ne fonctionne pas. Et cette situation tire sa source de la multiplication des mots d'ordre de grève des greffiers, des huissiers et des magistrats, estimant leurs conditions de travail déplorables.

« Une commission constituée des représentants des parties sera formée ultérieurement, selon les clauses de l’accord, en vue d’en assurer le suivi et l’exécution », peut-on lire dans ledit communiqué. Cependant, il est à signaler qu’à aucun endroit, il n’est fait mention des revendications « justes et fondées » des greffiers, commis-parquet et huissiers.

 

Pour rappel, lors de l’ouverture de l’année judiciaire, dans son discours de circonstance, le ministre Heidi Fortuné a promis un ajustement de salaire de 5000 gourdes et des avantages sociaux, dont une couverture d’assurance suivant un accord conclu entre l’OFATMA et le gouvernement.